La lampe de Chevet

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 Charleroi, morne plaine

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Jeff
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MessageSujet: Charleroi, morne plaine   Dim 13 Jan - 17:17

Bonjour.

Je viens de terminer la lecture d’un essai sur la bataille de Charleroi, la première grande bataille de la première guerre mondiale.





Si nous avons tous l’image du combattant de 14-18 dans sa tranchée et revêtu de « bleu horizon », il ne faut pas oublier que nos soldats sont partis il y a presque cent ans avec ces magnifiques uniformes d’opérettes à pantalon garance datant de la Restauration. Cette couleur avait été mise en place pour se reconnaitre dans la fumée des batailles d’alors.

L’ensemble de l’essai est intéressant et bien qu’assez technique ( description des déploiements stratégiques, opérationnels et tactiques ), il est d’un abord facile. Les cartes n’encombrent pas les pages et montrent bien l’emplacement des combattants.

Au-delà du simple changement d’uniforme, cette bataille montre la bascule entre le XIX ème siècle et le XX ème siècle, notamment sur la puissance de feu des armes et donc les tactiques de combat devant évoluer à cause des pertes. Ce changement culturel profond n’incombe pas seulement aux affaires militaires, mais aussi à l’ensemble de la société. Les « bons esprits » qui crurent pouvoir dire le 11 novembre 1918, « retour en 1914 », se trompèrent lourdement, ils furent peu nombreux d’ailleurs.

Non, plus rien ne sera jamais comme avant. Les moeurs vont évoluer et la femme va prendre une place de plus en plus importante dans la société. Le corset, symbole d’une femme devant plaire et uniquement plaire ( sois belle et tait-toi ) va finir à la poubelle et la libération du corps sera concomitante de celle des esprits.

J’en parlerai dans mon prochain roman, « Le chemin des amandiers ».

Si vous voulez développer sur le thème . . .
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Dim 13 Jan - 17:58

je vais essayer de développer un peu plus tard sur ce sujet très important dont tu viens d'écrire les premières lignes mon Cher Jeff
la photo que tu as mise sur le forum montre qu'il fallait avoir des C.... pour monter à l'assaut... !
J'aime débattre sur le passé comme tu le suggères.
Bises
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Camylène
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Dim 13 Jan - 21:18

Je ne suis pas assez "calée" en histoire pour débattre, mais je vous lirai avec plaisir.
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Jeff
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Dim 13 Jan - 23:07



Camylène a écrit:
Je ne suis pas assez "calée" en histoire pour débattre, mais je vous lirai avec plaisir.

Enfait, c'était pour parler de l'évolution de la société après la guerre de 14-18 et non de la bataille de Charleroi, bien entendu.

Tu as surement des choses à dire, Cammillette, en tant que femme, car cette après-guerre a été une période de progrès pour les femmes ( entres autres ).

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Camylène
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Lun 14 Jan - 15:49

Des choses à dire ? Ben non... J'étais pas née ! Very Happy Very Happy Very Happy
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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 15 Jan - 14:37

Cette bataille de Charleroi n'a pas été une bataille mais plutôt une boucherie. C'est là que nos valeureux petits Français partit, pour reprendre l'expression, la fleur au fusil (lesquels fusils dataient de 1870 !), se sont vus opposés une véritable armée organisée, techniquement très au point, au camouflage déjà bien évolué, aux communications bien travaillées.
Un champs de fleurs bleue contre des soldats armés jusqu'aux dents ! No comment ! No

C'est vrai que la guerre de 14-18 a complètement révolutionné la place de la femme. On a découvert en ville ce que l'on savait depuis toujours dans les campagnes : une femme peut faire le boulot d'un homme et sait prendre des décisions. Bien évidemment très pratique pendant le temps de guerre, lorsque les hommes manquaient dans les fermes et les usines, cela a vite posé un problème à leur retour. Les femmes se sont quand même très vite fait remettre à leur place de "sous-humaines" dans l'entre-deux guerre ; du moins n'osait-on plus trop les traiter de débiles face à la supériorité masculine. Ce mot de "débile" était celui qui était le plus souvent employé pour qualifier les personnes de "sexes faibles". Ne pas oublier, quand même, que, de par le code napoléonnien, la femme était une mineure perpétuelle, incapable de gagner la majorité. Elle était sous la coupe de son père jusqu'à ce que celui-ci la mène, à l'église / la mairie, et la passe de son bras au bras de son époux afin qu'il n'y ait pas une seule seconde de sa vie où elle fusse libre.

La seule possibilité d'échapper à cela était d'entrer dans les ordres et de passer sous la coupe de l'Église. Bonjour le choix !

Toutes femmes, avant 14, qui faisaient le choix de vivre libre, sans père, sans mari et sans fils pour prendre les décisions à sa place, était considérée comme une femme de la pire espèce, absolument infranquantable, ou alors il fallait qu'elle soit orpheline, veuve, que son fils unique ait été tué à la guerre, et qu'elle soit très très vieille... et même alors, il se devait d'y avoir un neveu, un cousin, qui devait "prendre soin d'elle".

C'est vrai que 14-18 a changé cela. L'entre-deux guerre a été un soubresaut pour les femmes, mais c'est surtout la fin de la 2nde guerre mondiale et les conséquences de mai 68 qui a vraiment permis la libération des femmes sur notre continent et dans notre beau pays qui s'est quand même choisi une femme pour emblème... et quelle femme ! Libre, capable de se battre, de fustiger ses ennemis, de galvaniser ses troupes, une maîtresse femme qui ne doit rien aux hommes !!! cheers
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Jeff
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 15 Jan - 15:31

Bonjour.

Corynn, j'ai apprécié ton texte sur la condition féminine.


Par contre, pour le reste . . .

Non, nos soldats ne sont pas partis avec le fusil de 1870. Celui-ci était le Chassepot dont la portée dépassait celui du fusil prussien à aiguille, le Dreyse.

En 1914, nos soldats sont partis avec le Lebel modèle 1882, qui par son année ne pouvait être disponible en 1870 !

Quant à la boucherie, elle a eu lieu des 2 côtés.

CQFD !



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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 15 Jan - 18:56

Oui Jeff, tu as raison, 1882 au lieu de 1870. La guerre de 14-18 a été une boucherie générale et pas un camp n'a été épargné. Par exemple, on ne parle jamais de la place de la Russie et des pertes russes, sur ce conflit, pourtant, ils ont payé un bien lourd tribut à la guerre jusqu'en 1917.

Enfin bref, tout le monde en a souffert terriblement. Pas étonnant que la grippe de 1918 ait pu faire autant de dégât sur des populations si maltraitées et déjà si amoindries. Ils devaient être contents les petits microbes. pale
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Jeff
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 15 Jan - 22:51

27 millions de morts pour la grippe dite "espagnole", qui venait en réalité de Chine.

On la nommait "espagnole",car on n'en parlait que dans les journaux espgnols, puisque seuls ceux-ci n'étaient pas censurés. Par contre, on n'enparlait pas dans les journaux des pays belligérants, censure oblige. Ma grand-mère m'en avait parlé.

Les pertes russes ! Voilà un sujet intéressant.

Septembre 1914 : Les deux armées russes commandées par les généraux Ranenkampf et Samsonov, sont encerclées et battues à la bataille des Lacs Mazures ( pour les russes ) ou la bataille de Tannenberg ( pour les allemands ).

Pourquoi deux noms ? Parce-qu'il y avait déjà eu une bataille pas très loin de là au XVI ème siècle. La bataille de Grunwald ou première bataille de Tannenberg eut lieu le 15 juillet 1410 dans le cadre de la Guerre du royaume de Pologne-Lituanie contre l'Ordre Teutonique. L'alliance du Royaume de Pologne et du Grand Duché de Lituanie, menés respectivement par le roi Ladislas II Jagellon (Władysław Jagiełło) et le grand-duc Vytautas (Witold) écrasa les chevaliers Teutoniques commandés par le grand-maître Ulrich von Jungingen. La plupart des commandants teutoniques furent soit tués soit capturés.

Pour effacer la défaite des teutoniques, les allemands de 1914 ont appelé ainsi cette bataille.

Les russes ont perdu en grande partie parce-qu'ils lançaient leurs ordres par radio en clair au lieu de les coder. Les allemands ayant de très bon traducteurs de russe, connurent le dispositif russe à l'avance et exécutèrent leurs mouvements de manière à écraser l'armée du Tsar. De dépit, le général Samsonov, lorsqu'ils sut que ses 100 000 hommes furent hors de combat, partit sur un sentier accompagné de son état-major. Sur la route, il ordonna la halte et partit seul dans la forêt. Quelques instants plus tard, un coup de feu retentit. Il fut retrouvé mort.

Un beau et noble geste . . .

A rapprocher de celui du lieutenant aviateur Nesterov,qui, aux comandes de son avion, voulut en finir avec son ennemi et jetta son avion sur l'appareil de celui-ci.

Un beau et noble geste . . .

Le leiutenant Nesterov fut le première aviateur au monde à faire un looping, avant la guerre de 14-18

Et que dire de ces Cosaques du Don, qui moururent par milliers en chargeant des mitrailleuses tirant 600 cartouches à la minutes ? Les pauvres se croyaient du temps de Gengis-Khan où une charge de cavalerie balayait l'ennemi !

Et que dire de ces Cosaques Zaporogues, dont beaucoup eurent les pieds gelés et qui franchirent les montagnes du Caucase, pour envahir l'Empire Ottoman ?

Et l'offensive Broussilov, qui en 1916, balaya l'armée Austro-Hongroise, armée multi-nationale dont la plupart des soldats Serbes, Croates, Bosniaques, Tchèques, Slovaques et Polonais n'avaient pas envie de se battre pour un empereur François-Joseph qui les méprisait !

Je peux aussi vous parler des autres fronts plus méconnus.

A moins que Dame Corynn prenne le relais . . .
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 17 Jan - 12:09

très belle leçon d'Histoire mon cher Jeff
malheureusement la guerre n’apporte que désolation et misère.
Bonne journée
Bises
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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 17 Jan - 14:20

Ouh la la non, mon cher Jeff, je ne m'y risquerais pas, je suis beaucoup moins calée que toi sur ce sujet. J'ai adoré te lire et j'ai appris des tas de choses.

Je trouve quand même très dommage... et dommageable, la façon dont cette guerre est enseignée dans les écoles de notre République... D'ailleurs, ce que je viens d'écrire est valable pour toute l'Histoire en général.

Gigi, la guerre apporte la désolation et la misère, c'est bien vrai. Mais la reconstruction d'un pays après la guerre apporte de grands espoirs, de grandes technologies, de grands investissements financiers et humains... Si elle balaient des miliers de personnes d'un grand coup aveugle de fauche, les guerres savent bien également profiter à certains petits malins qui savent tirer leur épingle du jeu et s'enrichir parfois honnêtement et d'autre fois malhonnêtement. Mais ça, c'est dans la nature humaine !
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 17 Jan - 17:48

Citation :
Si elle balaient des milliers de personnes d'un grand coup aveugle de fauche, les guerres savent bien également profiter à certains petits malins qui savent tirer leur épingle du jeu et s'enrichir parfois honnêtement et d'autre fois malhonnêtement. Mais ça, c'est dans la nature humaine !

Heureusement que tu as écrit cela Corynn, car j'aurai mentionner les « grandes » familles qui ont fait fortune sur les cadavres de millions de morts, mais eux, sont toujours là vivantes dans le luxe et la débauche.
Comme cette grandes industrie du luxe qui n'embauchait que des anciens nazis par exemple, et ces monastères qui furent des relais pour ces mêmes nazis enfin de fuir la justice des hommes, la justice de D.ieu je n'y crois pas du tout. Et l'Histoire guerrière est présente à ce jour …
Tant qu'il y aura des personnes voulant le pouvoir absolu pour leur « idéal » les guerres seront toujours présentes en ce monde.
il faut étudier l'Histoire sans à priori car avec cela nous pouvons prévenir l'avenir, mais qui le fait ?
ce n'était pas le but de Jeff de disserter sur ce sujet comme je le fais ???
avez-vous lu le livre de Jean Lartéguy, « mourir pour Jérusalem » ?
Encore une « guerre » mais l'écrivain évite de nous perdre dans les passions politiques, religieuses, mais c'est tout de même une guerre qui est encore bien « vivante » si j'ose m’exprimer ainsi.
D'un simple point d'eau, qu'en reste-t-il maintenant ??
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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 17 Jan - 18:44

Oui Gigi, on a tous des exemples des profiteurs de guerre. Les guerres ont cela d'extraordinaire qu'elles font ressortir ce que nous sommes réellement parfois sans le savoir : des salauds, des héros, des froussards, des malins, des meutriers, des aidants, etc.

Non, je n'ai pas lu "Mourir pour Jérusalem", par contre, je viens de finir "Le code d'Esther" de Bernard Benyamin et Yohan Perez... certains faits historiques, décrits dans ce livre, sont troublants : http://www.lecodedesther.com/
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 17 Jan - 19:43

Voici ce que j'ai glané sur internet concernant le début du livre !!!


LE SERGENT JOHN WOODS, BOURREAU DE NUREMBERG

Ce récit puise sa source dans le témoignage oculaire d'un ami (ancien lieutenant de l'armée américaine), Stanley Tilles. Stan fut affecté à divers services sur le théâtre des opérations en Europe et servit à Munich, à Landsberg et à Heidelberg à partir de 1945 après la fin de la guerre. C'est en juillet 1946 qu'il fut muté à Heidelberg et travailla sous les ordres du colonel Phillip Clayton. En septembre de cette année, Tilles apprit qu'il était désigné pour surveiller la construction, à Landsberg, de potences pour la pendaison des responsables nazis condamnés à Nuremberg.

Tilles avait déjà acquis quelque expérience à Landsberg, avec un certain sergent John Woods, lors d'une pendaison de nazis les 28 et 29 mai 1946. Woods fut ensuite affecté en France.
Le colonel Clayton donna pouvoir à Tilles de réquisitionner tout ce qui était nécessaire pour concevoir et construire de nouvelles potences. Tilles convoqua alors le sergent Woods.

A la différence des potences jusqu'ici en usage, celles-ci devaient être portables et il en fallait trois. Le projet était « ultra-secret » et il faudrait trois à quatre semaines pour les construire à Landsberg.

Le sergent John Woods avait à peu près 43 ans ; c'était un Américain d'origine irlandaise, un militaire de carrière, qui avait déjà pratiqué le métier de bourreau dans une prison du Texas avant d'entrer dans l'armée. Tilles a écrit que Woods était un particulier au caractère rude qui, à ses heures de loisir, s'adonnait à la boisson. Woods conçut pour ces potences une trappe améliorée.

Avec
l'ancien modèle, la trappe décrivait un mouvement de va-et-vient après l'ouverture, heurtant ainsi la tête du condamné et la faisant saigner abondamment. Les potences perfectionnées destinées à Nuremberg avaient un système d'accrochage qui empêchait le balancement de la trappe. Woods demanda aussi de la peinture gris-olive, au lieu de la peinture noire jusqu'ici en usage, pour que, si on les apercevait en cours de transport, ces potences ressemblent simplement à d'autres bois de charpente gris-olive de l'Armée américaine.

Le colonel Clayton informa le lieutenant Tilles que la date des pendaisons était fixée au 16 octobre (1946) et que l'information était « ultra-secrète » ; personne d'autre que lui et Woods ne devait être au courant. Le tribunal des Alliés voulait éviter toute démonstration publique contre les exécutions. Les potences devraient arriver à Nuremberg à la faveur de la nuit et, sitôt les pendaisons terminées, Tilles et Woods devraient quitter la ville avec les potences.

Les cordes de chanvre avaient une épaisseur de 2 cm.
Woods prépara lui-même le noeud coulant et, pour étirer les cordes, il leur attacha à chacune un sac marin rempli de sable. Il ouvrit la trappe à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'il fût convaincu que la corde était suffisamment tendue et prête pour le condamné. Il prépara treize cordes, une pour chaque homme, et deux supplémentaires pour le cas peu probable où une corde romprait pendant l'opération.

Chaque potence, haute de huit pieds [environ 2 m 45], était accessible par treize marches. Autour de la partie inférieure se trouvait un rideau noir avec deux ouvertures. L'une d'elles permettait aux médecins d'entrer pour examiner le condamné, le déclarer mort et enregistrer l'heure exacte de la mort. Quand il entendrait que l'homme était mort, Woods couperait la corde et ses assistants dégageraient le corps par l'autre ouverture, de l'autre côté du rideau, pour échapper aux regards des spectateurs.

Le 10 octobre, les trois potences avaient toutes été testées grâce au largage de plusieurs sacs marins remplis de sable, puis le sergent Woods, bourreau de Nuremberg 61 démontées et emballées pour être transportées au palais de justice de Nuremberg en vue de leur utilisation le 16 octobre.

Dressées à l'intérieur d'une salle de sport dont toutes les fenêtres étaient couvertes de rideaux noirs, la zone était maintenant d'accès interdit sauf pour quelques rares privilégiés. Une demande tardive arriva de la part de la délégation soviétique : les Soviétiques voulaient assister à un simulacre de pendaison. Le général Nikitchenko [juge du Tribunal de Nuremberg] conduisait le groupe.

Tilles raconte qu'ils eurent l'air tout à fait intéressés par tous les détails sordides de ces engins. Lorsque le sac de sable tomba à la perfection, ils parurent pleinement satisfaits. Woods déclarait ouvertement sa haine des Allemands, spécialement en raison du « massacre de Malmédy » pendant la bataille des Ardennes. (Bien entendu, on ne pouvait s'attendre à ce que Woods fût au courant de tous les détails de cette tragédie, détails qui ne vinrent au jour que plus tard et qui donnent à l'historien la vue pénétrante et plus complète qui fait défaut au
profane.)

Quand Tilles demanda à Woods quel effet cela lui faisait de pendre des nazis, sa réponse fut : « Ça me fait rudement plaisir. Ces salauds n'ont eu que ce qu'ils méritaient ! » Quand Woods avait appris que Hermann Göring s'était suicidé dans sa
cellule seulement quelques heures avant d'être pendu, Tilles l'avait entendu prononcer à voix basse : « Saloperie de Boche ! [That lousy Kraut bastard] !»

Le 16 octobre 1946 à 0 h 25, le major Teich annonça qu'il était temps de se rendre au lieu de l'exécution et, pour chacun, d'occuper l'emplacement prévu. La nuit était froide et une légère couche de neige couvrait le sol. Des journalistes s'assirent à quatre tables. Des membres de la commission quadripartite s'assirent également à quatre tables, avec des interprètes debout derrière eux. Le sergent Woods et son assistant, nommé Malta, se tenaient debout près des potences.

On ne prit que des photographies officielles des exécutions, en faisant appel à un photographe de l'armée. Tilles eut à enregistrer l'heure exacte à laquelle la trappe s'ouvrirait et l'heure à laquelle le médecin prononcerait la mort. A 1 h 10, tout était prêt et ce fut le premier coup : Joachim von Ribbentrop était là. Tilles avait enregistré, sur un document marqué « secret », le poids et la taille de chaque homme à pendre. (Lors des pendaisons de Landsberg, Tilles était aussi chargé de lire la sentence officielle au condamné quand il était encore dans sa cellule ; cela devait se faire au moins 24 heures avant la pendaison. Cette fois-là le rôle avait été assigné à un autre officier.)

Julius Streicher entra à 2 h 11. [Rédacteur en chef du célèbre magazine Der Stürmer, Streicher s'était trouvé en désaccord avec Adolf Eichmann qui lui demandait, encore en mai 1938, d'abandonner ses diatribes antijuives au profit de son soutien à la collaboration d'Eichmann avec la Haganah sioniste pour l'entraînement des juifs allemands à des activités agricoles et militaires en Palestine. « Eichmann échoua. »
Tilles raconte que Streicher portait un costume râpé et une chemise bleue usée et boutonnée jusqu'au cou sans cravate. Il s'arrêta un moment, regarda les potences, puis parcourut la salle d'un oeil furieux et arrêta son regard sur les officiers alliés.

Devant la commission quadripartite, il dégagea son bras droit des mains de son garde, le leva pour le salut familier des fascistes et cria : « Heil Hitler ! »
A ce moment, Tilles regarda le bourreau Woods et vit sa mâchoire se serrer et ses yeux s'enflammer d'une haine ardente ; il sut que Woods traiterait Streicher d'une manière différente des autres nazis. Streicher, maintenant sur la potence, s'écria :

« A présent, je m'en remets à Dieu ! » Après qu'on lui eut attaché les mains et les pieds, il s'exclama : « C'est la fête de Pourim 1946 !(*) » Ainsi cet érudit, ce pourfendeur de juifs rappelait-il le livre d'Esther et l'exécution d'Aman et de ses fils par les juifs dans la Perse du Ve siècle avant J.-C. où, en tout, quelque
75 000 ennemis des juifs furent massacrés en une journée.
Quand, près de la potence, l'officier américain demanda à Streicher s'il voulait dire un dernier mot, celui-ci cria : « Un jour ce sont les Bolcheviks qui vous pendront ! »

(*) En 1946, Pourim a été fêté le 15 février. J. Streicher a sans doute voulu dire que les juifs pouvaient désormais célébrer deux Pourim, celui du Ve siècle avant J.C. et celui du XXe siècle après J.C. — NDLR. Le sergent Woods s'arrêta un instant et dévisagea le nazi, l'homme cultivé directeur de publication. Il fallait que cette pendaison fût différente. Tilles le vit placer le noeud de la corde à un pouce [2,5 cm] ou plus de l'emplacement habituel qui garantissait la cassure du cou et, avec elle, une mort instantanée.Lorsque la trappe s'ouvrit, il fut évident pour tous, écrit Tilles, que le halètement et les gargouillements de Streicher prouvaient qu'il se mourait lentement par étouffement. Tous les observateurs parurent conscients de cette entorse à la procédure normale, mais personne ne dit mot.

La trappe avait été ouverte à 2 h 14. C'est quatorze minutes plus tard, à 2 h 28, que l'on prononça la mort de Streicher.
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Jeff
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Sam 19 Jan - 13:42

Et bien, j'en apprends des choses.

JJ, merci pour ces infos.

Cette discussion est passionante !

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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Sam 19 Jan - 14:24

Oui, c'est tout à fait ce qui est décrit dans le livre "Le code d'Esther", Gigi. J'y ai appris également comment a fini le bourreau, le sergent John Woods. En 1950, alors qu'il vérifiait une chaise électrique, il est mort électrocuté. Je l'ignorais totalement ce fait avant de lire ce livre.

Les "deux" Pourim ont quand même des similitudes troublantes. Je vous conseille la lecture de ce livre à tous les deux. Comme le dit le sous-titre du livre, c'est comme si "tout était écrit", ça fait froid dans le dos.
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Sam 19 Jan - 19:24

Tout est écrit dans les Ecritures, mais c'est une tout autre histoire de décrypter le sens caché !

Relation entre les paroles de Julius Streicher et la vengeance des Juifs au temps d'Esther et du roi Assuèrus.

Lorsque au pied du gibet Streicher dit « c'est la fête de Pourim 46 » il fit référence à la vengeance des Juifs sur leurs ennemis . Il y eu un massacre, dans toutes les provinces du royaume d'Assuèrus.
Esther demanda au roi de publié un édit ordonnant que l'on pende les dix fils d'Haman, ce dernier avait fomenté le projet de faire périr tous les Juifs, il avait jeté le pur, c'est à dire le sort afin de les détruire et les tuer jusqu'au dernier. C'est pourquoi on appela ces jours Purim, du nom de pur.
La reine esther et Mardochée écrivirent une lettre qui fut transmise dans tout le royaume. Les Juifs prirent pour eux, pour leur postérité, et pour tous ceux qui s'attacheraient à eux, la résolution et l'engagement irrévocable de célébrer chaque année ces deux jours, selon le mode prescrit et au temps fixé.
Ces jours devaient être rappelés et célébrés de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville ; et ces jours de Purim ne devaient jamais être abolis au milieu des Juifs, ni le souvenir s'en effacer parmi leurs descendants.
Eloge de Mardochée
Le roi Assuèrus imposa un tribut au pays. Tous les faits concernant sa puissance et ses exploits, et les détails sur la grandeur à laquelle le roi éleva Mardochée, ne sont ils pas écrits dans le livres des Chroniques des rois de Mèdes et de Pers ? Car le Juif Mardochée était le premier après le roi ; considéré parmi les Juifs et aimé de la multitude de ses frères , il rechercha le bien de son peuple et parla pour le bonheur de toute sa race.

Voici, à ce qu'il me semble, ce que voulait dire Streicher......

quand au code d'Esther ?? il est vrai que si l'on pratique la Guématrie et la Kabbale nous pouvons faire parler les lettres et les nombres.
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Sam 19 Jan - 20:33

Voici un petit exemple de code......... Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked

Quand Moïse demande à D.ieu quel est Ton Nom? il essaya de Le faire prisonnier en un concept Humain l'Iconcevable et l'Innomable.
Et reçu comme réponse "Je serais ce que Je Serais, sous entendu: pour toi (homme libre), si tu le veux bien m'intégrer en toi dans le futur.
Dans ce même paragraphe Moïse s'étant approché de la vision d'un miroir flamboyant (Vision = Mareh, Miroir = Marrah, même lettres autre pronociation phonéthique.)
Le Tout Puissant = E.l Sha.ddaï = 345
demande de Moïse.. quel est Ton Nom, réponse Divine Eheyeh Asher Eheyeh !
Moïse = 345; Eheyeh Asher Eheyeh = 543 ... donc image inversée comme dans un miroir ( c'est en toi que tu trouveras qui je suis et Mon Nom pour toi )

Bon je retourne à mon breuvage ambré !!!! Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

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Corynn
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Dim 20 Jan - 11:33

Wouah !!! Shocked

Ce que j'ai aussi trouvé troublant, c'est quand le roi Assuèrus demande à Esther ce qui pourrait lui faire plaisir, le lendemain de la pendaison des fils d'Aman, Esther demande de nouveau la pendaison des fils d'Aman. Or ceux-ci ont déjà été pendus, et elle le sait.

En fait, personne ne pouvait comprendre ce qu'elle voulait dire, jusqu'en 1946, date d'une nouvelle pendaison, même nombre d'hommes pendus, pour la même raison (extermination du peuple juif) ; et pourtant, il était primordial pour le peuple juif de fêter Pourim tous les ans, et de réexpliquer aux plus jeune l'histoire de Marchodée, du roi Assuérus, d'Esther et bien sûr, du maléfique Aman... Aman que l'on retrouve également au XXe siècle, sous l'orthographe Amann, l'éditeur de "Mein Kampf". Quand on connaît l'immense influence de ce livre sur les populations, on ne peut s'empêcher de frémir. Pendant des siècles, les Juifs ont fêté Pourim, sans comprendre le second voeux d'Esther : pendre (encore) les fils d'Aman...

Julius Streicher connaissait parfaitement les écritures sacrées du peuple juif. Il parlait et lisait l'hébreu et le yiddish. On ne peut abattre totalement son ennemi que si on le connait vraiment, aussi avait-il mis toute son énergie à s'imprégner de la culture juive. Fascination morbide, horrible, mais fascination quand même.

Aussi était-il parfaitement bien placé, lorsque, alors même qu'il venait de recevoir la corde autour de son cou, il prononça ces mots : "Ce sont les juifs qui vont être contents, c'est Pourim 1946". Imaginez la stupéfaction de ceux qui n'avaient pas (encore) fait la relation. Quant à ceux qui ignorait tout de Pourim et d'Esther, ils ne pouvaient pas comprendre ces mots étranges.


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Jeff
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Dim 20 Jan - 20:14

Ouaouh !

Quelle érudition tous les deux.

Et je comprends pourquoi un général allemand a protesté lorsqu'il a vu qu''il allait être pendu ! C'était infâmant pour lui.

Et voici ce qu'en dit Maurice Bardèche, dans "Nuremberg ou la Terre promise."

Le vrai fondement du procès de Nuremberg, celui qu’on n’a jamais osé désigner, je crains bien que ce ne soit la peur : c’est le spectacle des ruines, c’est la panique des vainqueurs. Il faut que les autres aient tort. Il le faut, car si, par hasard, ils n’avaient pas été des monstres, de quel poids ne pèseraient pas ces villes détruites et ces milliers de bombes au phosphore ? C’est l’horreur, c’est le désespoir des vainqueurs qui est le vrai motif du procès. Ils se sont voilé le visage devant ce qu’ils étaient forcés de faire et pour se donner du courage, ils ont transformé leurs massacres en croisade. Ils ont inventé a posteriori un droit au massacre au nom du respect de l’humanité. Étant tueurs, ils se sont promus gendarmes. A partir d’un certain chiffre de morts, nous savons que toute guerre devient obligatoirement une guerre du Droit. La victoire n’est donc complète que si, après avoir forcé la citadelle, on force aussi les consciences (…)
L’écroulement de l’Allemagne ne suffisait pas aux vainqueurs. Les Allemands n’étaient pas seulement des vaincus, ils n’étaient pas des vaincus ordinaires. C’est le Mal qui avait été vaincu en eux : on avait à leur apprendre qu’ils étaient des Barbares, qu’ils étaient les Barbares. Ce qui leur arrivait, le dernier degré de la détresse, la désolation comme au jour du déluge, leur pays englouti comme Gomorrhe et eux seuls errants, stupéfaits, au milieu des ruines, comme au lendemain de l’écroulement du monde, on avait à leur apprendre que c’était bien fait comme disent les enfants. C’était une juste punition du ciel. Ils devaient s’assoir eux Allemands, sur leurs ruines et se frapper la poitrine. Car ils avaient été des monstres. Et il est juste que les villes des monstres soient détruites, et aussi les femmes des monstres et leurs petits enfants. Et la radio de tous les peuples du monde, et des millions de voix de tous les horizons du monde, sans exception, sans fausse note, se mirent à expliquer à l’homme assis sur ses ruines pourquoi il avait été un monstre."


Mais bon, vu leurs actions passées . . .

Et comme a dit je ne sais quel accusé de Nuremberg :

"Mille années seront passées qu'on se souveindra toujours de ce qu'on fait les nazis".

Je ne garantis pas la citation à la lettre, mais c'est bien parti pour.
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 22 Jan - 14:25

Oui, c'est un point de vue qui peut s'entendre. Après, quand je pense à tous ces Allemands qui ont été victimes des Nazis, à tous ceux qui ont été torturés et assassinés pour avoir combattu les Nazis, je trouve dommage de faire porter le poids de cette barbarie (pour reprendre le terme "barbares") aux "Allemands". Ce terme génériques est bien trop vaste et il englobe beaucoup d'innoncents. Pendant la guerre, nombre d'Allemands ont rejeté (autant que faire se pouvait à l'époque) l'idéologie nazie., malgré les bourrages de crânes et les lavages de cerveaux (radio, mein Kampf, tracts, etc.)

Et puis, je pense que la nouvelle génération allemande a du mal, maintenant, à se sentir toujours en référence à cette guerre. Le nazisme leur a laissé un héritage au goût amer du fiel dont ils aimeraient bien se débarrasser.

D'autre part, les destructions quasi totale de villes par les bombardements alliés n'ont pas eu lieu qu'en Allemagne. La France en a connu également. Certaines villes, comme Saint-Malo par exemple, ont tenté de se reconstruire à l'identique (en tout cas pour la cité corsaire), d'autres se sont reconstruites de neuf.
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Mar 22 Jan - 23:05

En effet, il serait absurde et scandaleux de tout mettre dans le même panier.

Les Allemands d'aujourd'hui n'aiment pas cette période, et c'est bien compréhensible.

Mais on ne peut les en rendre reponsables. Ils essayent d'oublier, mais ce sera long, très long. Idem pour les Japonais et leur clique militariste. Le général Tojo, chef du gouvernement avait été pendu par les ricains.
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 24 Jan - 14:37

Exactement. La mise en parallelle avec le Japon est excellente et très bien vue, Jeff. Very Happy
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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Jeu 24 Jan - 20:34

C'est vrai que nous, on se sent moins concernés par la guerre du Pacifique, à savoir le duel US vs Japon entre 1941 et 1945.

Et pourtant, les Japonais furent parfois pire que les nazis.

Quelques chiffres : 2% des soldats alliés capturés par les allemands sur le champ de bataille ne sont jamais rentrés chez eux. Chez les soldats alliés capturés par les Japonais, le pourcentage atteint 50% !!!!

Les "femmes de confort" de l'armée nippone à savoir des non-japonaises obligées de se prostituer pour les soldats Japonais n'existèrent pas en Europe pour les Allemands. Ces femmes furent essentiellement coréennes, chinoises, birmanes, philippines et même occidentales, ces dernières réservées aux officiers.

Bon, les 6 et 9 aout 1945, lors des attaques nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, les japonais ont compris qu'il fallait arrêter les frais.

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MessageSujet: Re: Charleroi, morne plaine   Ven 25 Jan - 14:51

Et tu ne parles des camps de travail nippon, Jeff !

C'est une histoire que je n'ai jamais apprise en classe, mais que j'ai apprise en lisant des livres et en regardant des films. Je trouve bien que le grand public puisse être au courant via des films. C'est une façon ludique mais très intéressante d'apprendre, le poids des mots et le choc des images.

Certains documentaires historiques sont très bien faits, et certains films très bien documentés. Après, il vaut mieux avoir quand même une bonne culture générale pour faire le tri entre un sujet bien documentés, et une intox pas ou mal documenté mais qui se dit la vérité.
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