La lampe de Chevet

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 Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum

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sylvain.le.braz
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 11 Mai - 10:34

merci, karamel, d'avoir tout lu ; çà me touche
bises
sylvain
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karameltendre
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 11 Mai - 11:13

Mais c'est un vrai plaisir de te lire.
Je ne peux dire qu'une chose,
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Babou
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 11 Mai - 12:58

pour tes textes, Sylvain !!! J'ai beaucoup aimé ton style !!! Wink Ma préférence (mais cela se joue à presque rien ! Laughing ) va à l'histoire de ce maudit carnet !!! cheers
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sylvain.le.braz
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 11 Mai - 13:15

merci, babou
oui, pour celui là ( ce texte ), je me suis donc pris pour ( ou mis à la place de ) une femme
très drôle, soit dit en passant
lol
sylvain
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sylvain.le.braz
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MessageSujet: Deux nouvelles inédites   Mar 29 Nov - 13:40

Bonjour à tous !
Cela fait un moment que je ne suis pas venu sur ce forum.
J'en profite pour livrer deux nouvelles récentes tout à fait différentes : la première ' déménagement funeste ' avec - je l'espère - du suspense et de la tension, et ' le chant du lapin ' beaucoup plus délirante et décalée.







sylvain le braz, 2011 ( novembre )



nouvelle : déménagement funeste :

Warren était nostalgique ; il venait de déménager et avait une incroyable envie de vomir ; il regardait les murs de son nouveau logement, content d’avoir tourné la page, heureux d’avoir mis un terme à trente années de souffrance, ravi de pouvoir enfin se projeter dans un futur qui serait sans aucun doute calme et serein.
Cependant, beaucoup de choses lui manquaient ; premièrement, la solitude et le manque de relations amicales étaient toujours présents. Mais ce n’était pas tout ; il n’était pas parti assez loin ! Oui, pendant des décennies, sa vie avait était bloquée comme des roues mal huilées d’un engrenage. Oui, il était satisfait qu’enfin, quelque chose avait bougé ; mais ce n’était peut être que le début …. Comment dire ? Ce n’était pas encore ça …
Warren avait aujourd’hui trente et demie ; il avait ce sentiment d’avoir gâché sa vie ; il avait passé ses seize premières années avec sa mère qu’il adorait ; puis, la complicité avec elle ayant frôlé son paroxysme, il avait pris le risque de partir pour vivre chez un père qu’il connaissait à peine.
Les débuts avaient été difficiles, la suite également mais pour d’autres raisons ; le père de Warren était un étranger, abandonné à la naissance et qui n’avait pas de repères en ce qui concernait l’éducation des enfants. Il ne savait pas faire et le montrait à la perfection.
Pour Warren, on pouvait dire que ses trente premières années d’existence avait été un chaos, un chemin semé d’embûches et empreint de souffrance retenue, de multitude de choses subies. Sa générosité naturelle faisait qu’il avait cette fâcheuse tendance à répondre ‘ je ne sais pas ‘ lorsqu’on lui posait une question. Son altruisme inné ne laissait aucune place à la prise d’initiative ; il était un garçon inhibé, écrasé par son entourage …
La solitude l’enfermait dans un monde particulier ; il ne se sentait pas particulièrement idiot ; il avait ce simple sentiment qu’il était différent. Il pensait différemment, il aimait abondamment mais différemment, il voulait des choses différentes et peu communes : il était simplement un être à part, quelqu’un de spécial.
Warren avait les larmes aux yeux ; ce n’était pas des larmes de tristesse, encore moins des larmes de joie ; ses yeux semblaient couler sans raison, comme si même eux ne savaient plus si la situation était triste ou gaie, si les évènements méritaient les sanglots ou l’expression de l’euphorie. Warren voulait tout sauf ce que voulait le commun des mortels : il voulait une vie exceptionnelle, parsemée des rebondissements les plus rocambolesques …. Tout le monde lui disait que ses péripéties terrestres n’étaient pas communes, que c’était donc le cas, mais il n’était pas convaincu ; le manque de confiance en lui inhibait toute chance à ce génie en herbe d’éclore et de se faire connaître au grand jour.
Une fois, une connaissance lui avait signalé que pour atteindre son but, il fallait tout simplement tenter de devenir une ‘ star ‘ ; Warren, timide et réservé, un peu rêveur, n’était certes pas contre cette idée farfelue mais ne savait comment s’y prendre ; faire du théâtre ? faire des castings ? faire du cinéma ? postuler pour jouer un rôle dans un feuilleton télé ?
Bien entendu, ces suppositions étaient des plus excitantes. Et la vie de star n’était en outre pas le seul intérêt du jeune homme. En effet, il aurait également rêvé être un grand commissaire de police ou un grand criminologue pour résoudre des meurtres, trouver le ou les meurtrier(s). Il avait même pensé une fois s’inscrire dans une association qui contribuait, via internet ou par des contacts avec des gendarmeries, à retrouver des personnes disparues, assassinées ou ayant fait une fugue ; parfois aussi, le côté rêveur reprenait le dessus ; le côté proche de l’imaginaire, le côté spirituel ; ainsi, Warren possédait toutes sortes de cartes de tarot, des bougies blanches, des tables rondes en bois et des tas de blocs de papier blanc ( dans l’espoir de faire de l’écriture automatique ? ) ainsi qu’un oui-ja ; le surnaturel et le spiritisme, le monde de l’Au-Delà avait également pris une grande importance pour lui. Warren rêvait sa vie ; du moins, jusqu’à présent ; Warren rêvait de l’exceptionnel ; Warren voulait l’exceptionnel !
Warren venait donc de déménager ; il était seul ; seul face à un passé lourd qu’il voulait oublier ; face à un futur qui s’annonçait calme, morne, ennuyeux, pour ainsi dire normal, et qui, certainement, finirait par le lasser également … Il était fier d’avoir tiré un trait sur une partie de sa vie des moins réjouissantes, mais, dans le même temps, il ressentait toujours ce léger mal-être, cette désagréable sensation que s’il avait fait un pas en avant, il n’avait peut-être pas encore posé son deuxième pied assez loin. En effet, il avait déménagé mais … était resté dans la même ville : par conséquent son père n’était pas loin, et même dans une des rues adjacentes, et quelque part, le problème n’était pas tout à fait réglé.
Warren aimait les autres ; et c’est bien ce qui le faisait tenir ; ‘ heureusement ‘, pensait-il souvent ‘ cette planète est peuplée de gens ; bien sûr, pas tous des plus intelligents, et pourtant …. Chaque être humain est doté d’une intelligence particulière ; certes, il est facile de penser du mal d’autrui mais lorsque l’on réfléchit, dans un sens large, quelle est la chose la plus importante dans la vie ? L’argent ? Non. Le travail ? Non. La santé ? Euh ? oui, un peu, quand même. L’amour ? oui, sans aucun doute. Et qui est capable de donner de l’Amour ? Les êtres vivants capables de sentiments, en d’autres termes les animaux, l’Homme y compris. ‘. Par conséquent, Warren adorait tous ses semblables, et ce, même si certains ne le lui rendaient pas.
Warren aimait ses nouveaux voisins ( même si ces derniers étaient très bruyants ), Warren aimait sa mère, son frère, sa tante, et même son père ( même si ce dernier ne le comprenait pas ) …
Il venait donc de changer de lotissement ; ce changement avait au moins eu le mérite de lui prouver qu’on l’aimait aussi ; en effet, beaucoup de gens s’étaient mobilisés pour l’aider à aménager et il en était enchanté ; de nombreuses personnes s’étaient cotisées, d’autres s’étaient activées, dans le but que le jeune homme soit un minimum équipé. Warren était ému mais ressentait toujours ce sentiment de vide, comme si rien – absolument plus rien -, en positif ou en négatif, ne pourrait plus jamais le toucher et l’atteindre. Il prenait ses marques à la vitesse d’un escargot, à la fois surpris du revirement positif de situation qui venait de s’opérer mais également déçu de ne pas avoir pris le risque de partir géographiquement plus loin. Naturellement, ses parents étaient dans la région mais il se disait bien que passé la trentaine, il n’était plus d’actualité de faire sa vie en fonction de ses géniteurs. D’autre part, il n’avait rien à perdre. Jusqu’à présent, tout avait était bloqué ; la Roue du Destin avait dû rester coincée du mauvais côté …. Mais il fallait que quelque chose vienne de lui, ce quelque chose, cette force qui ferait comprendre aux autres qu’un temps était désormais révolu. Il fallait qu’il trouve la Force d’aller encore et encore, toujours et toujours, plus loin ; pour lui …
Il n’avait rien à perdre ; sans travail, sans amis, sans avoir énormément d’argent, et sans compter la santé sous toutes ses formes ( physique et psychique ) qui n’était pas toujours des plus sensationnelles, il redoutait d’être prisonnier d’une vie tracée d’avance, d’être pris dans l’engrenage infernal d’une spirale destructrice et sans fin. Et pourtant, il fallait ou faudrait tenter un dernier effort ; le plus dur n’était pas encore fait : il fallait partir plus loin, effacer, occulter ce passé une bonne fois pour toutes. Y arriverait-il ?
Warren se sentait seul, désarmé. Matériellement et financièrement, il ne possédait pas grand-chose. Il ne pouvait comme tout un chacun ne compter que sur lui-même. Officiellement, il n’avait pas non plus d’énormes bagages universitaires, mais il n’était pas sans ignorer que sa façon de penser particulière pourrait – peut-être – le conduire vers les plus hauts sommets.
Le jeune garçon brun, légèrement barbu, trentenaire depuis un peu plus de six mois environ, les yeux marrons verts recouverts de ses petites lunettes à monture noire, rêvassait en silence. Et c’est d’ailleurs ce qu’il faisait le mieux ! Néanmoins, une décision devait être prise … et assez rapidement.
Une autre personne dite normale s’étant trouvée dans la situation de Warren aurait peut-être lâché prise ; elle aurait peut-être abandonné ; elle aurait peut-être constamment regardé en arrière, les larmes ruisselant sur ses joues, et aurait peut-être décidé d’en finir ; car Warren se sentait étrangement étrange, du moins psychologiquement parlant ; il ne ressentait quasiment plus rien ; bien sûr, il était toujours l’aimable petit garçon que tout le monde avait toujours connu et s’inquiétait toujours du sort de ses condisciples, mais une autre personne serait venue à la conclusion qu’elle avait gâché ou raté sa vie, voire qu’elle n’avait plus de vie du tout, et aurait probablement tenté de mettre un terme à ce calvaire ; Warren n’était pas de cette trempe ; il ressentait bien ce sentiment d’avoir vécu suffisamment de choses tout en étant conscient que personne n’avait jamais tout vécu – jamais, d’ailleurs, n’aurait-il eu la prétention de prononcer de telles paroles à voix haute -, cependant il restait là, avec ce minimum d’espoir, d’intérêt, mêlé d’une pointe de curiosité à voir la suite. Il était vivant sans l’être vraiment … Là sans être là. Il ne savait même pas lui-même s’il espérait encore quelque chose. Il avait attendu, au cours de trente années semées d’embûches, un éclaircissement ; cet éclaircissement, ce filet de lumière semblait s’être abattu sur lui aujourd’hui ; mais était-il assez fort ? Assez fort pour continuer, assez fort pour poursuivre, assez fort pour le supporter, assez fort pour vivre un bon changement …
Comme le disait Warren, ‘ j’ai attendu ; ce n’est pas encore çà mais bon … C’est mieux que rien. J’ai malheureusement l’impression que çà arrive trop tard …. Je le vis sans le vivre réellement. Je suis là sans être là ‘.
Délicatement, il se dirigea vers sa nouvelle cuisine et s’empara du plus gros couteau qu’il put trouver. L’idée idiote de l’enfoncer au niveau de son propre cœur ne se fit pas attendre, mais après trois secondes de réflexion, ce n’est pas ce qu’il fit. Il ouvrit la fenêtre, jeta l’ustensile vers l’extérieur et la pointe de l’objet tomba en direction d’une jeune enfant en train de jouer au ballon devant l’immeuble. Lorsque la petite Amandine leva la tête, la lame vient pénétrer et s’enfoncer dans son œil gauche.
Warren se pencha vers ce qu’il pouvait voir de la porte d’entrée du bâtiment. Et il ne fut pas surpris. Aucun rictus ne vint illuminer son visage ; ‘ çà y est ! Tout redevient comme avant, tout est comme d’habitude ‘, pensa-t-il … Puis, il se retourna, se dirigea vers le salon, s’assit au milieu en tailleur et poussa un soupir. Une phrase inconsciente résonna dans son cerveau, tel un leitmotiv incessant : ‘ Warren, rien ne change si vite dans la vie ! Warren, rien ne change si vite dans la vie ! ‘.
Il ne pleura pas. Il ne sourit pas. Il ne murmura que six petits mots presque inaudibles : oh, oui, c’est tellement vrai !!!!!!










bonne lecture !
Et maintenant :





nouvelle : le chant du lapin[/b]
[u]


La petite pièce traduisait l’univers du professeur : Antoniello était assis sur un pouf et attendait son prochain élève … Romain devait se présenter à seize heures tapantes …
Les guitares, au nombre de huit, décoraient le mini-studio. Antoniello Di Giovecchi était à la fois professeur de guitare et de chant. Il était à lui seul un phénomène. Italien, chauve, original et donc : très rigolo !
Romain avait quitté le système scolaire depuis bien longtemps mais l’on était en septembre et il devait donc calquer son nouvel emploi du temps sur celui d’Antonellio qui donnait ses cours à quarante-deux élèves de tout âge et ce, à raison d’une heure par semaine à chacun, de septembre à juin. Les années se terminaient toutes de la même façon. Antoniello regroupait les voix similaires et un spectacle de fin d’année était organisé.
Romain était tout excité. Il voulait devenir chanteur. Le soir, chez lui, il s’adonnait à l’écriture de chansons, prenant bien soin d’y mettre un refrain et au minimum deux à trois couplets. Il rêvait que dans le futur, il soit devenu : Romain Fontaine, auteur-compositeur-interprète français et mondialement connu.
Il se rendit donc à sa première leçon. Les deux hommes s’apprécièrent dès les premières secondes. Ainsi, Romain apprit qu’Antoniello faisait partie d’un groupe « The Wop Rabbits » dans lequel il chantait régulièrement avec ses amis … De fil en aiguille, Antoniello informa son cadet que les cours se dérouleraient tous de la même façon : quelques vocalises suivis de l’apprentissage d’une chanson plus ou moins célèbre.
Quelle ne fut pas la surprise de Romain lorsqu’Antoniello lui tendit une feuille avec les paroles de sa première chanson à travailler : ‘ Ce matin, un lapin ‘ de Goya !!
Antoniello se pressa de questionner son élève :
- Tu connais Goya ?
Ce à quoi le jeune Romain, blond aux yeux bleus, répondit :
- Il chante ? Je croyais qu’il avait seulement peint. Un italien, encore, je suppose ?
Des éclats de rire résonnèrent dans la pièce à l’évocation du graveur espagnol. Puis Romain se pencha sur le texte :

Dans la forêt de l'automne
Ce matin est arrivée
Une chose que personne
N'aurait pu imaginer
Au bois de Morte-Fontaine
Où vont à morte saison
Tous les chasseurs de la plaine
C'est une révolution
Car :

Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui...
C'était un lapin qui...
Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui avait un fusil

Ils crièrent à l'injustice
Ils crièrent à l'assassin
Comme si c'était justice
Quand ils tuaient les lapins
Et puis devant la mitraille
Venant de tous les fourrés
Abandonnant la bataille
Les chasseurs se sont sauvés
Car :

Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui...
C'était un lapin qui...
Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui avait un fusil

Bien sûr ce n'est qu'une histoire
Inventée pour la chanson
Mais chantons-leur cette histoire
Quand les chasseurs reviendront
Et s'ils se mettent en colère
Appuyés sur leurs fusils
Tout ce que nous pouvons faire
C'est de s'en moquer ainsi :

Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui...
C'était un lapin qui...
Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui avait un fusil

Ce matin un lapin a tué un chasseur
C'était un lapin qui avait un fusil

Romain lut toutes les paroles à haute voix et ne put réfréner une envie de rire ; il reprit sa respiration et se pressa d’ajouter :
- Eh ben, ce Francisco n’est pas connu pour rien ; y a pas à dire : il écrit des choses intéressantes …
Antoniello se mit à entamer les premières phrases du refrain. Puis il trouva qu’il faisait extrêmement chaud, alors il ouvrit la fenêtre … Chantal passait par là.
Antoniello était un grand professeur de musique à Paris et il avait donné des cours particuliers à Chantal Goya en personne ! ‘ Ce matin, un lapin ‘ était sa chanson préférée.
De son côté, Chantal était dans la rue. Elle entendait tout ; elle avait la honte de sa vie : ‘ Oh, Mon Dieu ! ‘, pensa-t-elle, ‘ Antoniello fait chanter à tous ses élèves ce matin, un lapin a tué un chasseur alors que hier après-midi ( je l’ai lu dans un journal ), un toxicomane a tué une vieille dame ! Il faut que je l’arrête ‘.
Chantal franchit les portes de l’Académie. Tout en criant ‘ Antoniello, arrête ton numéro ! ‘, elle se dirigea illico, vers le petit studio … Pénétrant comme une folle qu’elle était déjà avant - dans la petite pièce, elle s’empara de la guitare la plus proche et frappa Antoniello avec ; Romain en avait assez : son cours était gâché, gâché par celle qui chantait habituellement la chanson qu’il devait préparer pour sa prochaine leçon, gâché par une chanteuse bas de gamme qui commençait à lui taper sur le système. Finalement, il eut lui aussi envie de taper, et c’est ce qu’il fît … Il claqua Chantal Goya, la plaqua contre le sol, et l’étrangla.
Dix bonnes minutes plus tard, la vieille chanteuse ringarde mais coriace succomba aux conséquences de la strangulation.
Cet après-midi-là, un garçon avait tué une chanteuse …
Cet après-midi-là, un jeune élève a tué une chanteuse …

Dans l’Académie de la Sorbonne
Ce matin est arrivé
Une toute petite personne
Qui n'aurait pu imaginer
Au doux nom de Romain Fontaine
Que serait cette morte saison ?
Tous les chanteurs se donnent de la peine
C'est une affirmation
Car :

Chanter ‘ ce matin un lapin ‘ a tué une chanteuse
C'était un chant de lapin qui...
C'était un chant de lapin qui...
Chanter ‘ ce matin un lapin’ a tué une chanteuse
C'était un chant d’lapin – chanté par Romain, qui était si gentil

Antoniello cria à l'injustice
Antoniello cria à l'assassin
Comme si c'était si triste
Chantal Goya tuée comme une putain
Et puis devant la racaille
Venant de tous les côtés
Se dirigeant avec leur attirail
Les instituteurs se sont sauvés
Car :

Chanter ‘ ce matin un lapin’ a tué une chanteuse
C'était un chant de lapin qui...
C'était un chant de lapin qui...
Chanter ‘ ce matin un lapin ‘ a tué une chanteuse
C'était un chant d’lapin – chanté par Romain, qui était si gentil

Bien sûr ce n’est que le désespoir
Insensé, irréel, sans raison
Mais racontons cette histoire !
Quand les instituteurs reviendront
Et s'ils nous montrent leur derrière
Appuyés sur leurs chevilles
Tout ce que nous pourrons faire
C'est de s’en marrer du dimanche au lundi :

Car :
Chanter ‘ ce matin un lapin’ a tué une chanteuse
C'était un chant de lapin qui...
C'était un chant de lapin qui...
Chanter ‘ ce matin un lapin’ a tué une chanteuse
C'était un chant d’lapin – chanté par Romain, qui était si gentil

Chanter ‘ ce matin un lapin’ a tué une chanteuse
C'était un chant d’lapin – chanté par Romain, qui était si gentil







Fin
sylvain le braz, 2011 ( novembre )
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Corynn
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mar 29 Nov - 14:51

Hello Sylvain ! Very Happy

Impossible de te lire sur le forum sans m'arracher les yeux ! J'ai été obligée de faire un copier-coller dans Word et d'enlever le souligné pour pouvoir enfin profiter de ta prose que tu as bien agréable !

Bravo à toi ! Tu écris vraiment très bien ! Je n'ai pas beaucoup apprécié l'histoire de ton premier récit, même si elle est super bien écrire, elle m'a refilé le bourdon. Par contre, j'ai vraiment rit à la lecture de ton second récit ! Quelle idée ! Pauvre Chantal Goya Laughing

C'est excellent tout ça cheers
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sylvain.le.braz
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MessageSujet: merci   Mar 29 Nov - 14:57

merci, corynn !
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Corynn
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mar 29 Nov - 18:17

Avec plaisir Sylvain Very Happy
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Camylène
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mar 29 Nov - 23:25

Ce qui serait sympa, c'est que tu enlèves le soulignement et que tu mettes en gras à la place, Sylvain. Tu en as pour une secoonde et ça facilitera la lecture à tout le monde !
Merci et au plaisir de te lire !
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mar 29 Nov - 23:29

je suis désolé
je n'ai pas fait exprès

je remets ' déménagement funeste " pour toi, camylène ! lol


en gras, enfin, j'espère, car je suis vachement doué , voyez vous :




Déménagement funeste :



Warren était nostalgique ; il venait de déménager et avait une incroyable envie de vomir ; il regardait les murs de son nouveau logement, content d’avoir tourné la page, heureux d’avoir mis un terme à trente années de souffrance, ravi de pouvoir enfin se projeter dans un futur qui serait sans aucun doute calme et serein.
Cependant, beaucoup de choses lui manquaient ; premièrement, la solitude et le manque de relations amicales étaient toujours présents. Mais ce n’était pas tout ; il n’était pas parti assez loin ! Oui, pendant des décennies, sa vie avait était bloquée comme des roues mal huilées d’un engrenage. Oui, il était satisfait qu’enfin, quelque chose avait bougé ; mais ce n’était peut être que le début …. Comment dire ? Ce n’était pas encore ça …
Warren avait aujourd’hui trente et demie ; il avait ce sentiment d’avoir gâché sa vie ; il avait passé ses seize premières années avec sa mère qu’il adorait ; puis, la complicité avec elle ayant frôlé son paroxysme, il avait pris le risque de partir pour vivre chez un père qu’il connaissait à peine.
Les débuts avaient été difficiles, la suite également mais pour d’autres raisons ; le père de Warren était un étranger, abandonné à la naissance et qui n’avait pas de repères en ce qui concernait l’éducation des enfants. Il ne savait pas faire et le montrait à la perfection.
Pour Warren, on pouvait dire que ses trente premières années d’existence avait été un chaos, un chemin semé d’embûches et empreint de souffrance retenue, de multitude de choses subies. Sa générosité naturelle faisait qu’il avait cette fâcheuse tendance à répondre ‘ je ne sais pas ‘ lorsqu’on lui posait une question. Son altruisme inné ne laissait aucune place à la prise d’initiative ; il était un garçon inhibé, écrasé par son entourage …
La solitude l’enfermait dans un monde particulier ; il ne se sentait pas particulièrement idiot ; il avait ce simple sentiment qu’il était différent. Il pensait différemment, il aimait abondamment mais différemment, il voulait des choses différentes et peu communes : il était simplement un être à part, quelqu’un de spécial.
Warren avait les larmes aux yeux ; ce n’était pas des larmes de tristesse, encore moins des larmes de joie ; ses yeux semblaient couler sans raison, comme si même eux ne savaient plus si la situation était triste ou gaie, si les évènements méritaient les sanglots ou l’expression de l’euphorie. Warren voulait tout sauf ce que voulait le commun des mortels : il voulait une vie exceptionnelle, parsemée des rebondissements les plus rocambolesques …. Tout le monde lui disait que ses péripéties terrestres n’étaient pas communes, que c’était donc le cas, mais il n’était pas convaincu ; le manque de confiance en lui inhibait toute chance à ce génie en herbe d’éclore et de se faire connaître au grand jour.
Une fois, une connaissance lui avait signalé que pour atteindre son but, il fallait tout simplement tenter de devenir une ‘ star ‘ ; Warren, timide et réservé, un peu rêveur, n’était certes pas contre cette idée farfelue mais ne savait comment s’y prendre ; faire du théâtre ? faire des castings ? faire du cinéma ? postuler pour jouer un rôle dans un feuilleton télé ?
Bien entendu, ces suppositions étaient des plus excitantes. Et la vie de star n’était en outre pas le seul intérêt du jeune homme. En effet, il aurait également rêvé être un grand commissaire de police ou un grand criminologue pour résoudre des meurtres, trouver le ou les meurtrier(s). Il avait même pensé une fois s’inscrire dans une association qui contribuait, via internet ou par des contacts avec des gendarmeries, à retrouver des personnes disparues, assassinées ou ayant fait une fugue ; parfois aussi, le côté rêveur reprenait le dessus ; le côté proche de l’imaginaire, le côté spirituel ; ainsi, Warren possédait toutes sortes de cartes de tarot, des bougies blanches, des tables rondes en bois et des tas de blocs de papier blanc ( dans l’espoir de faire de l’écriture automatique ? ) ainsi qu’un oui-ja ; le surnaturel et le spiritisme, le monde de l’Au-Delà avait également pris une grande importance pour lui. Warren rêvait sa vie ; du moins, jusqu’à présent ; Warren rêvait de l’exceptionnel ; Warren voulait l’exceptionnel !
Warren venait donc de déménager ; il était seul ; seul face à un passé lourd qu’il voulait oublier ; face à un futur qui s’annonçait calme, morne, ennuyeux, pour ainsi dire normal, et qui, certainement, finirait par le lasser également … Il était fier d’avoir tiré un trait sur une partie de sa vie des moins réjouissantes, mais, dans le même temps, il ressentait toujours ce léger mal-être, cette désagréable sensation que s’il avait fait un pas en avant, il n’avait peut-être pas encore posé son deuxième pied assez loin. En effet, il avait déménagé mais … était resté dans la même ville : par conséquent son père n’était pas loin, et même dans une des rues adjacentes, et quelque part, le problème n’était pas tout à fait réglé.
Warren aimait les autres ; et c’est bien ce qui le faisait tenir ; ‘ heureusement ‘, pensait-il souvent ‘ cette planète est peuplée de gens ; bien sûr, pas tous des plus intelligents, et pourtant …. Chaque être humain est doté d’une intelligence particulière ; certes, il est facile de penser du mal d’autrui mais lorsque l’on réfléchit, dans un sens large, quelle est la chose la plus importante dans la vie ? L’argent ? Non. Le travail ? Non. La santé ? Euh ? oui, un peu, quand même. L’amour ? oui, sans aucun doute. Et qui est capable de donner de l’Amour ? Les êtres vivants capables de sentiments, en d’autres termes les animaux, l’Homme y compris. ‘. Par conséquent, Warren adorait tous ses semblables, et ce, même si certains ne le lui rendaient pas.
Warren aimait ses nouveaux voisins ( même si ces derniers étaient très bruyants ), Warren aimait sa mère, son frère, sa tante, et même son père ( même si ce dernier ne le comprenait pas ) …
Il venait donc de changer de lotissement ; ce changement avait au moins eu le mérite de lui prouver qu’on l’aimait aussi ; en effet, beaucoup de gens s’étaient mobilisés pour l’aider à aménager et il en était enchanté ; de nombreuses personnes s’étaient cotisées, d’autres s’étaient activées, dans le but que le jeune homme soit un minimum équipé. Warren était ému mais ressentait toujours ce sentiment de vide, comme si rien – absolument plus rien -, en positif ou en négatif, ne pourrait plus jamais le toucher et l’atteindre. Il prenait ses marques à la vitesse d’un escargot, à la fois surpris du revirement positif de situation qui venait de s’opérer mais également déçu de ne pas avoir pris le risque de partir géographiquement plus loin. Naturellement, ses parents étaient dans la région mais il se disait bien que passé la trentaine, il n’était plus d’actualité de faire sa vie en fonction de ses géniteurs. D’autre part, il n’avait rien à perdre. Jusqu’à présent, tout avait était bloqué ; la Roue du Destin avait dû rester coincée du mauvais côté …. Mais il fallait que quelque chose vienne de lui, ce quelque chose, cette force qui ferait comprendre aux autres qu’un temps était désormais révolu. Il fallait qu’il trouve la Force d’aller encore et encore, toujours et toujours, plus loin ; pour lui …
Il n’avait rien à perdre ; sans travail, sans amis, sans avoir énormément d’argent, et sans compter la santé sous toutes ses formes ( physique et psychique ) qui n’était pas toujours des plus sensationnelles, il redoutait d’être prisonnier d’une vie tracée d’avance, d’être pris dans l’engrenage infernal d’une spirale destructrice et sans fin. Et pourtant, il fallait ou faudrait tenter un dernier effort ; le plus dur n’était pas encore fait : il fallait partir plus loin, effacer, occulter ce passé une bonne fois pour toutes. Y arriverait-il ?
Warren se sentait seul, désarmé. Matériellement et financièrement, il ne possédait pas grand-chose. Il ne pouvait comme tout un chacun ne compter que sur lui-même. Officiellement, il n’avait pas non plus d’énormes bagages universitaires, mais il n’était pas sans ignorer que sa façon de penser particulière pourrait – peut-être – le conduire vers les plus hauts sommets.
Le jeune garçon brun, légèrement barbu, trentenaire depuis un peu plus de six mois environ, les yeux marrons verts recouverts de ses petites lunettes à monture noire, rêvassait en silence. Et c’est d’ailleurs ce qu’il faisait le mieux ! Néanmoins, une décision devait être prise … et assez rapidement.
Une autre personne dite normale s’étant trouvée dans la situation de Warren aurait peut-être lâché prise ; elle aurait peut-être abandonné ; elle aurait peut-être constamment regardé en arrière, les larmes ruisselant sur ses joues, et aurait peut-être décidé d’en finir ; car Warren se sentait étrangement étrange, du moins psychologiquement parlant ; il ne ressentait quasiment plus rien ; bien sûr, il était toujours l’aimable petit garçon que tout le monde avait toujours connu et s’inquiétait toujours du sort de ses condisciples, mais une autre personne serait venue à la conclusion qu’elle avait gâché ou raté sa vie, voire qu’elle n’avait plus de vie du tout, et aurait probablement tenté de mettre un terme à ce calvaire ; Warren n’était pas de cette trempe ; il ressentait bien ce sentiment d’avoir vécu suffisamment de choses tout en étant conscient que personne n’avait jamais tout vécu – jamais, d’ailleurs, n’aurait-il eu la prétention de prononcer de telles paroles à voix haute -, cependant il restait là, avec ce minimum d’espoir, d’intérêt, mêlé d’une pointe de curiosité à voir la suite. Il était vivant sans l’être vraiment … Là sans être là. Il ne savait même pas lui-même s’il espérait encore quelque chose. Il avait attendu, au cours de trente années semées d’embûches, un éclaircissement ; cet éclaircissement, ce filet de lumière semblait s’être abattu sur lui aujourd’hui ; mais était-il assez fort ? Assez fort pour continuer, assez fort pour poursuivre, assez fort pour le supporter, assez fort pour vivre un bon changement …
Comme le disait Warren, ‘ j’ai attendu ; ce n’est pas encore çà mais bon … C’est mieux que rien. J’ai malheureusement l’impression que çà arrive trop tard …. Je le vis sans le vivre réellement. Je suis là sans être là ‘.
Délicatement, il se dirigea vers sa nouvelle cuisine et s’empara du plus gros couteau qu’il put trouver. L’idée idiote de l’enfoncer au niveau de son propre cœur ne se fit pas attendre, mais après trois secondes de réflexion, ce n’est pas ce qu’il fit. Il ouvrit la fenêtre, jeta l’ustensile vers l’extérieur et la pointe de l’objet tomba en direction d’une jeune enfant en train de jouer au ballon devant l’immeuble. Lorsque la petite Amandine leva la tête, la lame vient pénétrer et s’enfoncer dans son œil gauche.
Warren se pencha vers ce qu’il pouvait voir de la porte d’entrée du bâtiment. Et il ne fut pas surpris. Aucun rictus ne vint illuminer son visage ; ‘ çà y est ! Tout redevient comme avant, tout est comme d’habitude ‘, pensa-t-il … Puis, il se retourna, se dirigea vers le salon, s’assit au milieu en tailleur et poussa un soupir. Une phrase inconsciente résonna dans son cerveau, tel un leitmotiv incessant : ‘ Warren, rien ne change si vite dans la vie ! Warren, rien ne change si vite dans la vie ! ‘.
Il ne pleura pas. Il ne sourit pas. Il ne murmura que six petits mots presque inaudibles : oh, oui, c’est tellement vrai !!!!!!

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Camylène
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 30 Nov - 20:54

Merci Sylvain ! J'ai trouvé ce texte très dérangeant, surtout la fin, évidemment. Mais je trouve aussi que c'est un portrait psychologique très bien dressé. Et ce n'est pas facile du tout de parler "d'anormalité"... Alors, bravo ! C'est assez perturbant et c'est sans doute le résultat que tu voulais atteindre.

En ce qui concerne le chant du lapin, ce texte m'a bien fait rire aussi. Mais que t'a donc fait l'amie des enfants pour que tu l'assassines sauvagement ? Pourquoi tant de haine ? lol! lol! lol!
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sylvain.le.braz
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 30 Nov - 21:31

Ecoute, Camylène, tous mes textes sont généralement comme ' déménagement funeste ', tristes voire sadiques, dérangeants, avec de la tension psychologique et un coté qui met assez mal à l'aise. J'avais envie de changer avec le chant du lapin. C'est réussi ? lol
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Corynn
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Jeu 1 Déc - 14:14

Parfaitement réussi, mon cher Sylvain Very Happy
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Babou
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Jeu 1 Déc - 18:19

Ce matin, p'tit Sylvain
M'a fait rire d' bon coeur
C'est un p'tit Sylvain qui
C'est un p'tit Sylvain qui
N'est pas qu'un amateur !!! cheers Wink

Nécessaire de préciser que j'aime beaucoup ton style ??? scratch Laughing
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Jeu 1 Déc - 20:43

merci, camylène, je n'en pouvais plus d'écrire que des histoires noires, noires et encore noires ! merci

à babou : ah, ben, je vois que les vers, c'est contagieux, ici ! merci pour ce petit poème - je vois qu'à la lampe de chevet on a grave la pêche en ce début décembre ! cool !

thank you and big kisses

sylvain
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Corynn
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Ven 2 Déc - 14:06

Génial Babounette Laughing
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MessageSujet: Une autre nouvelle   Sam 3 Déc - 1:46

Voici une autre nouvelle.
Juste pour vous distraire.



La légende du château de Strawberry :

La demeure ressemblait à un château ; de l’extérieur, l’on aurait pu croire qu’il était abandonné depuis des siècles, mais ce n’était pas vraiment le cas. Christina était toujours la maîtresse de maison. De nombreuses générations avaient vécu à Strawberry Castle. Certes, des drames s’y étaient déroulés et si aujourd’hui, il était devenu l’attraction touristique la plus visitée de la ville, ce n’était pas pour la beauté de ses murs, la richesse des tableaux ornant chaque espace interne en pierre, mais une tout autre raison : sa réputation !
Il se disait que le château de la Fraise – comme avaient coutume de l’appeler les nombreux français résidant aux alentours du monument – était en fait un château hanté. Toute la famille Bellcridge avait quitté ce monde depuis des décennies. Seule Christina semblait toujours présente …
Christina Isabella Bellcridge vivait à Strawberry Castle dans les années 1820. Avec son mari Howard et leurs quatre enfants, ils avaient pris racine sur cette petite île à une époque où rien ne laissait présager du futur. Howard était ébéniste et faisait de menus travaux pour ses voisins, amis, et connaissances vivant sur la terre ferme, de l’autre côté de la rive. Au début, l’argent manquait. Jusqu’au jour où Howie avait découvert sur son terrain l’objet qui allait changer leur vie …
Christina ne travaillait pas. Certes, elle effectuait parfois des travaux de couture à l’attention de son entourage et même de son voisinage, mais il ne lui venait jamais l’idée de se faire rémunérer pour de telles activités. La vie allait bon train, parsemée des soucis quotidiens des plus anodins, lorsqu’Howard rentra un soir chargé d’un étrange paquet.
De loin, l’on aurait pu penser qu’une autre femme s’était attelée à lui préparer un pique-nique. Naturellement, à la vue du petit sac doré, Christina n’avait pu réprimé l’expression de jalousie qui avait subitement embaumé son visage. Ce même visage avait viré à l’écarlate quand, devant leur quatre petites merveilles attablées autour de la modeste table en bois vétuste, de l’unique pièce, de leur demeure de l’époque, Howard s’était empressé de défaire les nœuds des cordes qui entouraient la mini-malle.
Puis l’objet de toutes les convoitises avait laissé le père de famille procéder à son ouverture, laissant douze yeux ébahis fixer son contenu. Des éclairs lumineux des plus intenses zébrèrent la pièce de toute part. Les six énormes pièces d’or, de onze centimètres de diamètre chacune, éblouissaient les environs. La lumière était si puissante que le ciel semblait réfléchir ses rayons dans tous les villages environnants, au-delà des mers, des rivières et même des océans.
Howard s’était empressé d’échanger son trésor contre les services des meilleurs ouvriers de la région. Il s’était de surcroît dégagé une odeur particulière de fruits à chaque pose de pierre. Et Strawberry Castle était né !
Aujourd’hui, le gigantesque manoir dominait la vallée, donnant au paysage un aspect constant de carte postale. Strawberry castle, par sa beauté et son histoire, ne laissait personne indifférent. Elle était même à elle seule l’attraction principale de la ville.
Les curieux et les badauds se rendent encore en pèlerinage aux portes de la demeure des Bellcridge. Tout le monde rêve de voir ou ne serait-ce qu’apercevoir Christina. Mais la belle brune ne veut pas toujours se montrer. Et pourtant, à l’heure où tous les adolescents raffolent des histoires de fantômes, la belle ne semble en faire qu’à sa tête et ne répond pas obligatoirement à la demande. Oui, les scénaristes du ‘ Projet Blair Witch ‘ ou de ‘ Paranormal Activity ‘ n’ont qu’à bien se tenir car … à Strawberry Castle, Christina Bellcridge, la doyenne de la famille est toujours là. Près d’un siècle après son suicide dans une des pièces du domaine tenue secrète, Christina est toujours aussi belle, resplendissante, aussi présente, aussi brune et aussi … dominatrice.
Christina Isabella fut la pire des pestes pendant toute son existence ; mais telle une Vierge supposée provoquer miracles et guérisons, elle réapparaît à sa guise entre les murs de son ancienne résidence et tout le monde sans exception attend d’elle la manifestation d’une bonté jusque là jamais prouvée.
Les témoignages ne manquent pas depuis la première apparition. Le jeune Dylan Wardel aurait recouvré la vue à la première apparition de Feu Madame Bellcridge. Devenu prêtre ayant laissé après lui de nombreux écrits, il fut le premier d’une longue lignée. En effet, les miracles se succédèrent …
On compte aujourd’hui plus de six cent mille phénomènes étranges mais positifs recensés par la médecine et ayant eu lieu à partir de 1939, année où Christina décida de revenir parmi nous. Soit dix mille fois plus qu’à Lourdes, en France …
Strawberry Castle attire les foules. Et les plus grandes questions existentielles fulminent et se retrouvent sur toutes les bouches. Christina Bellcridge serait-elle revenue sur Terre pour réparer ses erreurs ? Dieu lui aurait-Il donné ordre de se racheter ? Aurait-Il exigé d’elle qu’elle rectifie le cours de l’Histoire ?
Tant d’eau avait coulé sous les ponts. La population avait connu la guerre. La population avait souffert. Les cris, les pleurs, les larmes s’étaient succédées. On ne savait plus qui ou quoi croire. Christina était arrivée dans les temps. Elle était une réincarnation de l’Espoir, une manifestation surnaturelle traduisant le message de Bonheur à venir que voulaient transmettre les Etres présents Là-Haut.
Très vite, les regards avaient changé. La perspective d’un monde plus serein avait repris le dessus. Par l’intermédiaire de Christina, le Tout Puissant semblait corriger ses tords et ses fautes. En outre, Christina était une femme, et ce détail n’était pas négligeable ; car Qui n’a jamais rêvé que Dieu soit une femme ?
La deuxième guerre mondiale avait pris fin … Les bombes avaient fait leur travail. Le Mal avait montré ce dont Il était capable. Désormais, un nouveau jour était né. Les pertes étaient multiples. L’odeur de la mort était omniprésente. La couleur du sang faisait encore trembler les survivants.
Pourtant, le contact avait été établi. Certes, certains avaient succombé, certains avaient étaient rappelé, mais le message devait passer : ceux qui étaient encore là ne l’étaient pas pour rien. Ils avaient un rôle à tenir. Un rôle à jouer. On attendait tellement d’eux. Leur mission était tout simplement loin d’être achevée.
Et c’est au final ce que chaque ‘ miraculé ‘ venait à penser. On ( Le Ciel ? Dieu ? La Chance ? Le Destin ? ) lui avait donné l’occasion de continuer : il ou elle avait donc forcément encore quelque chose à faire ici-bas.
Petit à petit, l’Etre Humain comprenait ce qu’On voulait lui faire comprendre. Premièrement, qu’il était unique, et peu à peu, les Hommes ouvraient leurs esprits à la Connaissance. Les sentiments changeaient. La douleur s’effaçait pour laisser place à la joie, au bonheur : on s’intéressait à l’autre, l’empathie atteignait les plus hauts sommets. Connaissance et Amour étaient les mots d’ordre. On ne parlait plus, suivant les différentes interrogations qui nous venaient en tête, de questions existentielles mais plutôt d’accès aux divers chemins vers la spiritualité. Le mot Amour avait enfin une signification. Et le sens du mot ‘ aimer ‘ ne faisait plus aucun doute.
Christina Bellcridge apparut des milliers de fois. Howard et ses quatre fils ne montrèrent quant à eux jamais un seul signe de leur vie extra-terrestre. La seule entité jouant le rôle de canal entre les Deux Mondes était Christina.
Strawberry Castle était comme un phare dans la nuit ; des gens du monde entier vinrent à la rencontre de Christina, qui répondit de plus en plus positivement à la demande, toujours de plus en plus croissante. Le Bien se véhicula sur toute la planète, pour des siècles et des siècles, et c’est pour cela qu’aujourd’hui, l’Etre Humain est si profondément ………………………. Ado-ra-ble.

Vive le château de Strawberry, et merci Madame Bellcridge !









sylvain le braz ( décembre 2011 )
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Corynn
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 7 Déc - 14:44

Wouaaaaaaahhhhh ! J'adoooooore !!! En plus, ça nous fait un joli conte pour Noël !!! santa

Vive Christina Bellcridge ! cheers
Vive l'énergie positive !
Vive l'Amour cheers
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 7 Déc - 19:23

Tu vois, Sylvain, que tu peux écrire autre chose que des textes sinistres ! cheers Comme Corynn, celui-ci m'a beaucoup plu... même si c'est de la pure fiction ! Very Happy Le jour où l'amour règnera sur terre n'est pas encore arrivé, malheureusement !
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 7 Déc - 19:28

tu m'étonnes ! c'est clair ! ( camylène ) - réaction à la dernière phrase de ton message
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MessageSujet: joyeux noel ( avec du retard ) et bon réveillon du 31   Mar 27 Déc - 22:49

coucou à tous et à toutes !
On est le 27 décembre ; je suis un peu en retard pour vous souhaiter un joyeux noel ; j'espère qu'il a été riche en émotions pour tout le monde ; en ce qui me concerne, çà a été le cas, puisque toute ma famille était réunie ; on était un peu plus de 10 personnes dans mon tout nouvel appartement ; on a chanté, enfin, on s'est bien amusés ; j'espère donc que le père noel vous a gaté et que vous n'avez pas été seul(e)(s), que vous avez passé des moments agréables ; comme tout le monde, je suis un peu débordé en cette période, mais je profite de ce passage flash-éclair sur le forum pour vous souhaiter à tous et à toutes mes meilleurs voeux 2011, et naturellement un nouveau réveillon ( celui du 31 décembre ) plein de surprises agréables et magnifiques, entouré de vos ami(e)s. J'essaierai de mettre dans mes topics de nouvelles nouvelles dès que possible, ne serait-ce que pour conserver ses bonnes habitudes pour la nouvelle année. Pour bien débuter 2012 !
kiss
bises à tous !
sylvain
cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers cheers
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 28 Déc - 13:49

Hello Sylvain sunny

Merci pour tes bons voeux ! C'est très sympathique de ta part de nous avoir fait partager ta fête de Noë l santa

Tu as un nouvel appartement ? Eh bien je te souhaite de t'y trouver super bien, et qu'il soit de foyer de ton bonheur cheers

Très bonne année 2012 à toi Very Happy
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 28 Déc - 13:59

je te remercie, corynn
effectivement, je connais beaucoup de changements bénéfiques en ce moment
merci

bises à tous cheers
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 28 Déc - 14:41

Alors, je te souhaite que ces changements bénéfiques t'acompagnent tout au long de cette nouvelle année, Sylvain ! Qu'elle te soit belle et profitable à tous points de vue ! cheers
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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Mer 28 Déc - 15:25

Corynn, Camylène et les autres :
merci beaucoup !
je vous souhaite tout autant de choses positives à vous tous et toutes.
Que 2012 soit pleine de surprises des plus extraordinaires et fantastiques !
bonne année ! bonne année !

attention, certains disent que le 21 décembre 2012, c'est la fin du monde ...
alors, profitez bien de votre ( peut être ) dernière année !!!!!!!!!!!!!! ( rires )

non, non, personnellement, je n'y crois pas. lol
oui, oui, on aura encore d'autres noels
oui, oui, on devra encore décorer des sapins
oui, oui, on se fera toujours des cadeaux
oui, oui, il y aura toujours de l'aaaaaaaaaaaaaaaaaaaammoouuuuuuuuuuuur !

lol
bises
sylvain

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MessageSujet: Re: Sylvain, 30 ans, auteur amateur et nouveau sur ce forum   Aujourd'hui à 17:10

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